Interview

16 septembre 2016 à 18:44

William L : l'interview de Guillaume, le fondateur

Les montres « lookées » vintage à des prix abordables ont le vent en poupe en ce moment.

Nous avons rencontré Guillaume, le plus cool d’entre eux, fondateur de la marque William L qui nous parle de son parcours atypique.

Qui est Guillaume L fondateur de William L ?

Je suis un passioné de montres, originaire de Cognac. Je me destinais d’ailleurs à travailler dans les vins et spiritueux mais j’ai attrapé le virus horloger à cause ou grace à mon père.  Comme je voulais travailler dans un domaine où les produits me plaisaient j’ai postulé dans l’horlogerie et j’ai eu la chance de pouvoir travailler dans de belles Manufactures suisses (Zenith, Girard-Perregaux et Jaeger-LeCoultre

Guillaume Laidet fondateur de William L

A quel moment on se dit « je vais créer ma propre marque de montre » ?

Au moment où je commençais à avoir fait un peu le tour des grands groupes de luxe et de leur petits jeux politiques. J’ai toujours eu un caractére entreuperenarial et cette envie au fond de moi de créer ma propre boite pour pouvoir faire ce que je voulais et développer des produits qui me feraient kiffer. Et c’est en portant un vieux chrono des années 50 que tous mes potes trouvaient cool mais trop cher que l’idée a germé.

Quel est le parcours de William L ?

En plus de mon boulot chez Jaeger-LeCoultre j’ai commencé à développer une collection de chronographes à prix abordables inspirée des annèes 50. Je bossais dessus le soir et les weekends. Grace à mes contacts dans l’horlogerie j’ai pu trouver des gens sérieux en Chine et avoir pas mal de conseils de mes potes ingénieurs et horlogers.  Quand j’ai reçu mes premiers protos, je me suis dit que c’était beaucoup trop cool et j’ai posé ma démission. Le temps de faire mon préavis j’ai préparé le projet Kickstarter, développé de belles photos et vidéos et lancé le 1er Octobre 2015. Fin Octobre j’avais récolté plus de 192'000€ de préventes dans près de 100 pays et j’ai pu lancer ma première production de 2'000 montres. Cela m’a permi de lancer la machine et de me faire repérer par de nombreux distributeurs dans le monde entier. J’ai fait rentrer un investisseur au capital qui me permet de développer la marque, j’ai aussi embauché deux personnes car je ne m’en sortais plus tout seul ;-). Là on va ouvrir la distribution dans une quinzaine de pays en Europe (France, Suisse, Espagne, Belgique, Allemagne, UK…)  et en Asie (Japon, Indonésie, Philippines…).

Qui est le client William L ?

C’est assez difficile de répondre car il y en a vraiment de très différents. Lors des livraisons des montres vendues via le Kickstarter j’ai livré moi même dans Paris les clients qui le souhaitaient pour pouvoir justement les rencontrer et les remercier en personne de leur soutien. Et j’ai rencontré des chefs d’entreprise, des étudiants, des avocats, des jeunes, des plus vieux mais ils avaient quand même tous en commun un fort intérêt horloger.

Peux-tu nous présenter la gamme actuelle ?

Lors du lancement sur Kickstarter j’avais lancé la gamme Vintage Style Chronograph directement inspiré de mon vieux chrono avec un boitier de 40mm de diamètre en acier 316L brossé et polis, une glace bombée, des index appliqués, des aiguilles dauphine, une échelle télémetre et tachymetre pour 189€.

Mais pour pouvoir développer la distribution et rentrer dans les points de vente physique j’ai dû augmenter mon offre à une cinquantaine de références. J’ai donc développé la gamme Vintage Style Calendar, ce sont donc des calendrier avec un look chrono et trois compteurs qui indiquent le jour, la date et un totaliseur 24h, proposé à 149€. Ensuite j’ai développé la gamme Small Chronograph à partir de 169€, Small parce que le chrono est niché dans le petit compteur à 12h. Ces deux nouvelles gammes reprennent les mêmes caractéristiques au niveau de la boite des aiguilles et de la glace bombée.

Tous les bracelets sont interchangeables facilement avec les doigts sans outils et toutes les montres sont livrées dans un petit étui de voyage en cuir très pratique car on peut aussi ajouter des bracelets additionels. Je trouvais les grosses boites inutiles et encombrantes.

J’ai aussi développé  une gamme automatique à partir de 349€ avec la Vintage Diver 70’s style inspirée des petites plongeuses des années 70. Et une gamme plus classique et habillée les Vintage Style Classy à 399€. Toutes les glaces sont en saphire et elles sont toutes équipées de mouvement Miyota 8215, un vrai tracteur.

Ci-dessus, le modèle Vintage Diver 70's style

Ou peut-on acheter en urgence sa William L ?

Chez Colette pour le moment, ce sont les premiers a avoir cru au projet et à les vendre en magasin ainsi que Lepage à Lille et bientôt dans une cinquantaine de points de vente en France. Et bien sur sur le site www.williaml1985.com.

Ci-dessus, le mouvement automatique du modèle Vintage Diver 70's 

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