2 juillet 2012 à 19:21

BaselWorld 2012 : Entre dragons d’or et savants fous

Alors, BaselWorld 2012 ?

La réponse ne peut être que subjective ! Pour autant, même les choix les plus personnels révèlent des points communs. Parmi eux, l’orientation générale du salon vers l’Asie, et plus particulièrement la Chine.

Alors que l’année du dragon s’y annonce, pas un stand, pas une allée, sans qu’une pièce ornée du divin emblème n’interpelle le visiteur.

Ensuite, on retrouve toujours les mêmes rituels, au premier rang desquels l’annonce, devenue annuelle, de TAG Heuer.

La marque a à nouveau pulvérisé le record de fréquence en annonçant la première version d'un chronographe au 5/10 000e de seconde oscillant à 1000 hz, soit 7 200 000 alternances par heure : le Mikrogirder. 

Dans le même temps, Montblanc réplique avec la TimeWriter II Chronographe Bi-Fréquence 1.000, créé sous l’égide de sa Fondation Minerva et qui mesure le millième de seconde.

Cette pièce prend donc la suite de la remarquable Metamorphosis de 2010. Là où TAG Heuer n’affichait que quelques minutes de réserve de marche, la TimeWriter II en propose propose plus de 45, le tout sous l’augure royale de la famille des monopoussoirs. 

Breguet a suivi la même voie rapide en présentant un modèle trois aiguilles, réserve de marche avec une fréquence de 10 Hz.

Son principal atout est son balancier en "suspension magnétique" (entre deux aimants) avec un échappement en silicium, un composant non magnétisable qui fait l'originalité de ce nouveau brevet.

Elle permet des résultats de chronométrie fabuleux, et ouvre le champ des possibles pour d'autres modèles. 

Dans la catégorie des pièces hors norme, au titre des savants fous, la palme d’or revient sans conteste à Christophe Claret.

Son défi : faire de l’ennemi juré de l’horlogerie, le magnétisme, le principale moteur de sa pièce. Sa réponse : l’X-Trem 1, un garde temps qui affiche l’heure par lévitation magnétique de deux billes mobiles se déplaçant dans un tube en verre. 

 

Vincent Perriard, CEO de HYT, lui, a privilégié les fluides : sa H1 indique l’heure par le déplacement dans un tube en verre de deux fluides, mus par un système de pistons.

Cette pièce, elle aussi hors norme, sera déclinée pendant 3 ans en H2, H3 puis H4, avec différentes finitions et un prix attractif autour des 30.000 euros.

Dans un registre plus abordable, Rolex a présenté la dernière-née de sa gamme Oyster, l’Oyster Perpetual Sky-Dweller, dotée un double fuseau horaire avec heure locale par aiguilles au centre et affichage d’une heure de référence au format 24 heures sur un disque rotatif excentré sur le cadran, ainsi qu’un calendrier annuel.

L’ensemble est propulsé par le nouveau calibre 9001 entièrement développé et manufacturé par Rolex et officiellement certifié Chronomètre suisse, qui a également fait l’objet de 14 brevets. 

Bell & Ross a poursuivi l’exploration de sa collection vintage, avec le chronographe WW1 monopoussoir.

Tudor surfe sur la même vague avec la réédition d'un modèle mythique, l'Héritage Black Bay, qui a fait couler beaucoup d’encre par l’évidence de son design, sa qualité de fabrication et son positionnement tarifaire bien pensé (autour de 3000 euros selon les versions).

Tissot reste dans le Vintage en proposant une version de sa PR516, l’un des ses montres phares des années 60 et 70. 

Du côté des marques joaillères, Chanel lance une montre à tourbillon volant conçue avec Audemars Piguet.

Le camélia - fleur préférée de Coco Chanel - flotte sur le cadran tandis que la forme de la montre évoque la place Vendôme et le mythique flacon de N° 5.

Bvlgari, de son côté, ressort son Serpent...et sa répétition minute, avec le Carillon Tourbillon développé par Daniel Roth.

Dans le même registre, plus discrète mais néanmoins sublime, la Girard-Perregaux 1966 Répétition Minute, réédition version grande complication de l’un  de ses modèles phares.